Cinéphile m'était conté ...

Cinéphile m'était conté ...

Un été en noir (5)

En noir toujours, en version uruguayenne puis russe.

 

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Trois vautours, Henry Trujillo, Uruguay

Pour gagner de quoi quitter l’Uruguay, un jeune homme accepte de passer une voiture en contrebande en Bolivie. Et tout ne se passe pas comme prévu, évidemment. Trois vautours est un thriller relativement linéaire qui tente de créer une atmosphère bien sombre et glauque sans y parvenir tout à fait. La faute à un récit cahoteux qui offre des tas de rebondissements sans que l'on comprenne toujours de quoi il retourne. La confusion ainsi créée correspond sans doute à celle de son personnage principal mais celui-ci, justement, manque d'épaisseur et de crédibilité. Prises une à une, les différentes scènes ne sont pas mauvaises mais c'est la continuité du roman qui pêche sans compter un style assez terne qui rend cette histoire très terre-à-terre qui laisse pour le moins indifférent.

 

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Le retoucheur, Dmitri Stakhov, Russie

L'indication affichée dans la quatrième de couverture de Le retoucheur devrait servir d'avertissement : "La narration tout entière est placée sous le signe de la confusion." C'est malheureusement exact car après un bon démarrage, il devient difficile de distinguer une intrigue lisible dans la confession d'Heinrich, photographe qui a hérité du don de son père. Le postulat de départ est pourtant excellent : un roman noir autour d'une spécialité soviétique, la retouche des photographies, avec l'élimination des individus qui ne sont plus en odeur de sainteté et sont tôt ou tard liquidés physiquement. Progressivement, le livre de Dmitri Stakhov se perd dans des développements indéchiffrables. Les brumes consécutives à l'ingestion excessive de vodka et de cognac n'explique quand même pas tout.



25/07/2017
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